Les meilleures déclarations post-électorales

Lundi 14 juin 2010

La plupart des politiques ont les yeux fixés sur Bart De Wever (N-VA). Celui-ci a multiplié les déclarations plutôt rassurantes, encourageantes, mais pas toujours très claires.

Il a reçu les félicitations de ses pairs mais n’a pas manqué de s’envoyer des fleurs, car on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même : Bart De Wever a rappelé les débuts modestes de son parti devenu aujourd’hui le plus grand parti de Flandre. A la question que tout le monde se pose, que va-t-il faire? Il répond qu’il faudra “mettre de l’ordre” dans les affaires institutionnelles et de l’état et appelle les francophones à ne pas faire de blocage : “Ne pas changer, c’est reculer. Oser changer, c’est aller ensemble de l’avant“.

Voilà une invitation au dialogue, encouragée par ce démenti quant au séparatisme: “On n’a jamais dit ça“. Cela dit, est-ce que Bart De Wever sait vraiment ce qu’il va faire? Non : “Je ne sais pas encore moi-même“. Mais il faut tout de même baliser la négociation : Bart De Wever attend que le Roi prenne l’initiative de lui donner la main, à lui ou au PS. Et surtout, il ne veut pas rééditer l’expérience de 2007 et “aller camper six mois dans un château“.

Mais pourquoi dire non au séparatisme, en fait?  Parce que Bart De Wever pense que la sécession est “incroyablement idiote” car “la Flandre perdrait Bruxelles” et deviendrait “un paria international“. Et Bart De Wever peut se montrer mesuré: “Je ne connais aucun parti qui obtient tout son programme dans des négociations“. Tant mieux, car “Il y a des choses qui ne seront pas négociables avec nous “, l’a averti Charles Michel. Et pour Joëlle Milquet: “Il n’y a pas un nouvel Empereur en Belgique… Il devra écouter ce que dit l’autre Flandre, celle qui a choisi des partis démocratiques qui veulent encore négocier… Il faudra négocier, faire des compromis”, dit-elle.

Pour Elio Di Rupo : “Une grande partie de la population flamande souhaite que notre pays évolue. Pour stabiliser notre Belgique, ce message doit être entendu. Le PS a toujours été prêt à une réforme de l’Etat qui garantisse plus de prospérité aux Wallons, Bruxellois, Flamands. Ensemble, nous devons avoir le courage de conclure un accord équilibré“.

Cela dit, Yves Leterme estime qu’il “est impossible de gouverner de façon stable sans la N-VA“. Et Sigfried Bracke (N-VA) confirme entre les lignes qu’il y a déjà eu avant les élections des contacts informels avec le PS sur la suite des évènements. En tout cas, Bart De Wever affirme qu’il ne serait pas contre un Premier francophone”, si cela lui permet d’obtenir plus de concessions”.

Alors Elio Di Rupo Premier ministre?

Le Roi décide“, répondent Marianne Thyssen (CD&V) et Caroline Gennez (sp.a). “Je pense que ce serait une bonne garantie de bonne négociation communautaire“, approuve Jean-Marie Dedecker (LDD), car “cela permettrait plus de concessions de leur part“. “Je l’accorderai en souriant“, approuve Bart De Wever, “si cela conduit à plus de concessions“.

 ”Pour réaliser quelque chose dans ce pays, il faut parler au PS”, dit Bart De Wever (N-VA) qui juge aussi que son programme est plus important qu’un éventuel poste de Premier ministre.

Ambiance chez les perdants

Didier Reynders (MR) a reconnu sa défaite sans problème: “Nous n’avons pas la main“.

Par contre, Marianne Thyssen (CD&V) a reproché à Alexander De Croo (Open VLD) d’avoir laissé tomber le gouvernement ce qui a aggravé leur mauvais résultats respectifs. Le président des libéraux flamands se défend: “Nous avons retiré la prise du gouvernement il y a quelques semaines, mais les électeurs ont clairement fait de même aujourd’hui”.

Et puis la perle de la soirée : “Alain a voulu jouer, il a perdu ce soir” : c’est ainsi que Michel Daerden évoque sa victoire personnelle en terme de voix (45 574 voix de préférence) sur Alain Mathot, tête de liste PS à Liège (27 335 voix de préférence). 

JFH

4 commentaires sur “Les meilleures déclarations post-électorales”

  1. mira dit :

    Lol:))))

  2. Val dit :

    La phrase d’Elio qui révéla sa vrai nature lors du débat des 4 présidents des partis francophones:
    “je suis prête…”

  3. van der stichelen dit :

    Seul programme pour détrôner les socialistes annoncé plus de chômage a vie, plus de CPAS, plus de demandeurs d’asile, plus de taxe, plus de magouilles, plus d’alcooliques, plus d’insécurité, la Wallonie me dégoute, je me casse de ce pays de coui–e molle, j’espère que De Wever arrivera a scindé ce pays en trois régions, seul solution pour ce débarrasser des socialistes a BXL. FREE BRUSSELS

    • Maurice dit :

      Ton nom ne serait il pas Van der minimum ?
      Sarko t’aurais dit ça phrase préférée “Casse toi pauvre con”
      Tu confirmes une inculture et une médiocrité pathologiques qui s’inscrit dans un patrimoine génétique de la MINABILITE au sens large du terme