Elio di Rupo est-il « Premier ministrable »?

Dimanche 13 juin 2010

La famille socialiste (PS et sp.a) sera donc la première du pays en termes de sièges à la Chambre des représentants après le scrutin de ce dimanche. Avec plus de 35 sièges (39 selon les estimations actuelles), dont 25 environ pour le PS, Elio Di Rupo pourrait légitimement revendiquer le poste de Premier ministre.

Bart De Wever est évidemment avec plus de 760 000 voix de préférences, le candidat naturel au poste suprême. Mais sa formation n’a pas de « parti frère » francophone et surtout la teneur de son discours – malgré les courbes rentrantes concédées ce dimanche soir - ne lui donnent pas un profil idéal en tant que figure nationale. Par ailleurs, il a répété à plusieurs reprises avant le scrutin que le 16 rue de la Loi ne l’intéresse pas. Alors, peut-on considérer Elio Di Rupo, leader de la famille socialiste (le PS comptabilise plus de 60% des voix socialistes du pays) comme un potentiel Premier ?

« Le Roi décide« , répond Marianne Thyssen (CD&V), tout comme Caroline Gennez (sp.a). C’est effectivement au Roi que revient de nommer le formateur du prochain gouvernement.
« Je pense que ce serait une bonne garantie de bonne négociation communautaire« , approuve Jean-Marie Dedecker (LDD), car « cela permettrait plus de concessions de leur part« .
« Je l’accorderai en souriant« , concède Bart De Wever dans un rictus, « si cela conduit à plus de concessions« .

Il semble donc évident que si le Premier ministre devait être un francophone, les partis flamands, N-VA en tête, ne manqueraient pas d’exiger des contreparties douloureuses en matières institutionnelles.

Julien Vlassenbroek

19 commentaires sur “Elio di Rupo est-il « Premier ministrable »?”

  1. jean valjean dit :

    Elio Di Rupo meurt…

    Il est accueilli au Paradis par Saint Pierre qui lui dit :

     » Bienvenue. Cependant, nous devons régler un petit problème. Nous voyons si rarement des chefs de parti, ici, que nous ne sommes pas certains de ce que nous devons faire de toi. Le Grand Patron veut que tu passes un jour en Enfer et un jour au Paradis. Tu devras ensuite choisir l’endroit où tu voudras passer l’éternité.  »
     » Mais j’ai déjà décidé, je veux rester au Paradis.  »

     » Je regrette, mais nous avons nos règlements.  »

    Saint-Pierre conduit Elio vers un ascenseur qui le conduit en Enfer.

    Quand la porte s’ouvre, il se retrouve sur un magnifique terrain de golf tout vert, le soleil brille dans un ciel sans nuages et il y fait un parfait 25 degrés. Au loin se profile un superbe club house. A l’avant de l’édifice se trouvent déjà Jean-Claude VanCauwenberghe, Michel Daerden , Anne Marie Lizin, Marc Uytendaele, sa femme et beaucoup d’autres camarades.

    Une grande partie du MR est là aussi autour de Reynders et Kubla ; tous ces beaux personnages s’amusent, heureux et habillés de façon élégante et décontractée (Dior, Versace, Armani, etc.).
    Ils accourent à sa rencontre, l’embrassent et se mettent à brasser leurs souvenirs d’antan et leurs débats homériques.

    Ils jouent une partie de golf amicale et dînent au homard et au caviar.

    Le Diable offre même le pousse-café.

     » Bois donc cette bonne Eau de Villée et relaxes-toi un peu, Elio !  »

     » Euh, ben, je ne peux plus boire, j’ai fait un serment…  »

     » Voyons, mon garçon, c’est l’Enfer ici. Tu peux boire et manger tout ce que tu veux sans t’inquiéter. À partir de maintenant, ça ne peut qu’aller de mieux en mieux !  »

    Elio Di Rupo boit son cocktail et commence à trouver le Diable sympathique. Il est gentil, raconte de bonnes blagues, aime aussi jouer de bons tours, etc. Ils s’amusent tellement qu’ils ne voient pas le temps passer. Arrive pourtant l’heure de partir. Tous ses amis le serrent dans leurs bras et Elio prend l’ascenseur qui monte vers le Ciel.

    Saint-Pierre l’attend à la sortie.
     » C’est maintenant le temps de visiter le Ciel « , lui dit le vieil homme, en ouvrant la porte du Paradis.

    Pendant 24 heures, Elio Di Rupo doit frayer avec le Roi Baudouin, le cardinal Daneels, sœur Emmanuelle et toute une confrérie de gens bienveillants qui conversent de sujets beaucoup plus intéressants que l’argent et qui se traitent l’un l’autre avec courtoisie. Pas un seul mauvais coup ou une seule blague cochonne; pas de  » club house  » mirobolant mais un resto ordinaire.

    Etant donné que ces gens sont tous pauvres, il ne rencontre aucune connaissance, et il n’est pas reconnu comme quelqu’un d’important ou de spécial ! Pire ! Jésus est une espèce de hippie, un hurluberlu qui ne parle que de  » paix éternelle  » et ne cesse de répéter ses insipides rengaines :  » Chasser les marchands du Temple « ,  » il sera plus difficile à un riche d’entrer dans mon royaume qu’à un chameau de passer par le chas d’une aiguille « , etc.

    La journée terminée, Saint Pierre revient…

     » Alors, Elio, tu dois maintenant choisir « .

    Elio Di Rupo réfléchit pendant une minute et répond :
     » Bien, je n’aurais jamais pensé faire ce choix… Hum ! Bon, je trouve le Paradis  » intéressant  » et rempli de gens de qualité, mais néanmoins je crois que je serais plus à l’aise en Enfer avec mes amis « .

    Saint-Pierre l’escorte alors jusqu’à l’ascenseur et Elio redescend jusqu’en Enfer.

    Quand les portes s’ouvrent, il se retrouve au beau milieu d’une grande plaine brûlée et stérile qui ressemble à la Wallonie, couverte de nids de poule, de ruines industrielles, de canettes et de déchets toxiques.

    Il est horrifié d’apercevoir tous ses amis, en guenilles et enchaînés tous ensemble, qui ramassent des déchets pour les mettre dans des grands sacs noirs. Ils gémissent de douleur, se plaignant de leur supplice, leurs mains et leurs visages noirs de saleté.

    Le Diable s’amène, mettant son bras velu et puant autour des épaules du nouveau.

     » Je ne comprends pas, balbutie Elio Di Rupo en état de choc, lorsque j’étais ici hier, il y avait un terrain de golf et un « club house  » ; nous avons mangé du homard et du caviar et nous nous sommes saoulés. On (…) s’est tous follement amusés. Maintenant, je ne vois qu’un désert rempli d’immondices et tout le monde a l’air misérable.  »

    Le Diable le regarde, lui sourit sournoisement et lui susurre à l’oreille :

     » Hier j’étais en campagne électorale ; aujourd’hui, tu as voté pour moi ! « .

    NDLR : texte édité

  2. Anne dit :

    Pas de panique….
    Monsieur di Ruppo et Monsieur Bart De Wever vont s’entendre car leurs motivations sont les mêmes.
    Ils ont un compte à règler avec la Wallonie prospère qui avait besoin de la main-d’oeuvre du nord du pays et de l’Italie. Ils n’ont pas oublié le labeur de leurs pères et leur ambition de dominer la Wallonie est une revanche qui justifie tous les moyens.
    A eux deux, ils peuvent tuer la Wallonie.
    Il serait très intéressant de savoir quel est le pourcentage de belges d’origine italienne qui font
    l’électorat du PS.

  3. Frank dit :

    SOS Belgique! Le parti statistiquement le plus corrompu ces dernières années remporte la victoire.. Ne mettons surtout pas comme premier ministre celui qui n’a pas su mettre à temps de l’ordre dans ses propres troupes car il saura encore moins mettre de l’ordre dans la complexité d’un gouvernement à 45 ministères et secrétariat d’état et 7 chambres…
    Pour le reste, si il doit négocier la scission de la Belgique, qu’on demande aux habitants, communes par communes (et surtout à BHV) où ils veulent aller!
    Un peu de vraie démocratie ne ferait de tord à personne… Et Bruxelles comporte une majorité de Francophones…