Didier Reynders étonné par le « plan B » d’Elio Di Rupo et Joëlle Milquet

Mercredi 9 juin 2010

Le vice-premier ministre sortant et président du MR Didier Reynders a dit mercredi après-midi ne pas comprendre l’attitude des présidents du PS et du cdH qui « s’inscrivent dans la logique des nationalistes flamands et de Bart De Wever en parlant d’un plan B pour la Belgique ». Il ajoute qu’il lance un appel au calme pour qu’on évite l’agitation à 3 jours des élections.

« Je ne comprends pas pourquoi deux présidents francophones s’inscrivent, à trois jours des élections, dans la logique des nationalistes flamands et de Bart De Wever, en particulier en évoquant la fin de la Belgique. La crise économique et sociale est suffisamment grave et les tensions communautaires importantes pour qu’on n’ajoute pas de la peur en évoquant le séparatisme » a-t-il commenté à l’agence Belga.

Didier Reynders réagissait ainsi aux déclarations des présidents du PS et du cdH, Elio Di Rupo et Joëlle Milquet, relatives à un « plan B » en cas de séparation de la Belgique.

« Je reçois pas mal d’appel de gens qui sont inquiets après avoir entendu ou lu les déclarations de ces présidents qui évoquent une perspective qui n’est voulue ni par les francophones de Wallonie et de Bruxelles ni par les germanophones« , a ajouté Didier Reynders.

« Je lance plutôt un appel au calme. Nous avons des positions francophones fortes que nous avons toujours défendu calmement« , a-t-il encore dit. Et de plaider pour qu’on ne se lance pas dans l’agitation mais qu’on laisse les électeurs s’exprimer le 13 juin. « Je suis persuadé qu’il y aura en Flandre une majorité de gens qui voteront pour des partis favorables à une solution qui permette une Belgique forte via une vraie réforme de l’Etat avec des transferts de coméptences importants et une responsabilisation des Régions« , a-t-il souligné.

Et de rappeler que la position commune des partis francophones est de défendre l’unité du pays tout en acceptant une réforme de l’Etat qui n’est pas une phase préparatoire à la fin du pays.

Belga

Un commentaire sur “Didier Reynders étonné par le « plan B » d’Elio Di Rupo et Joëlle Milquet”

  1. cricri dit :

    En effet nous voila repartis dans le n’importe quoi pourvu que l’on soit élu et surtout que l’on ne prenne plus personne de front question de pouvoir se positionner pour un mandat de ministre avec n’importe quelle combinaison.
    Monsieur Reynders, ne vous inquiétez pas trop car il est normal qu’à la veille d’une érection, Monsieur di Rupo soit tendu!