Benoît Cerexhe se dit « écoeuré » des propos de Bart De Wever

Samedi 22 mai 2010

Le ministre bruxellois Benoît Cerexhe (cdH) a affirmé samedi avoir lu « avec écoeurement » l’interview du président de la NV-A, Bart De Wever, au journal ‘La Libre Belgique », assurant que « si la Flandre veut s’en aller, ce sera sans Bruxelles ».

« Au-delà de ses projets inacceptables sur l’avenir de la Belgique, ses déclarations sur Bruxelles sont non seulement imbuvables, elles constituent une véritable provocation que nul ne peut décemment encaisser sans un profond sentiment de malaise, voire de résistance« , a-t-il affirmé dans un communiqué.

Bart De Wever a notamment affirmé que Bruxelles était « trop financée« .

« Si le président de la NVA juge Bruxelles trop bien financée, Benoît Cerexhe demande qu’une partie de l’impôt des personnes physiques puisse être perçue sur le lieu de travail et non plus exclusivement sur le lieu de domicile« , ajoute le texte.

Benoît Cerexhe assure encore que « quoi qu’en dise le président de la NV-A, Bruxelles ne sera jamais cogérée par les deux entités autonomes« .

La cogestion de Bruxelles par la Communauté française et la Communauté flamande est tout bonnement « onbespeekbaar » (non négociable, NDLR), poursuit le ministre cdH, rappelant que Bruxelles est aujourd’hui une Région à part entière.
Belga

13 commentaires sur “Benoît Cerexhe se dit « écoeuré » des propos de Bart De Wever”

  1. jpp dit :

    La Belgique n’a de sens pour nos politiques que si il y a lieu d’y faire la gueguerre,diviser pour règner telle devrait être le slogan de tous les partis francophones ou néerlandophones. La Flandre veut son autonomie,c’est clair,mais pas sans Bruxelles qui coûte pourtant si cher…La wallonie veut Bruxelles aussi…
    Mais que veulent les Bruxellois? Pas les politiques mais le peuple? Question fondamentale et pourtant à laquelle nos politiques ne cherchent pas de réponse.
    Sans doute ont-ils peur d’un choix pour une identité plutôt qu’une autre ou encore pour le choix de l’autonomie en devenant capitale de l’Europe et rien de plus.

  2. man1man dit :

    désolé pour ce probleme technique : je reprend …
    C’est plutôt rigolo de voir que les « pères » de l’ Europe ont voulu faire l’Europe des NATIONS, alors que nous assistons a la formation (revendications) d’un certains nombres de régions tous azimuts vouloir leur indépendance …donc, vouloir l’inverse…l’ EUROPE des RÉGIONS et non plus des NATIONS !
    J’ajoute que la Flandre rêve tout haut si elle s’imagine qu’elle aura l’adhésion de l’union européenne ! L’union n’a que mépris pour pour les changements de frontières, sans compter que ce « précédent » déclencherait des réactions en chaine..la France avec les Corses l’ Espagne et ses Basques, l’Italie du Sud contre celle du Nord etc…de quoi semer des attentats partout en Europe !
    Plus grave que faire avec TOUT les traités signés par la Belgique au nom de l’état Belgique depuis son indépendance ??
    Et la monnaie ? La Flandre état « croupion » va t’ elle battre monnaie a l’effigie de Bart de Wever ?
    Enfin, la Flandre SANS BRUXELLES est un enfant « mort né » !Et les 95% de Francophones ne sont pas près de s’allier a elle …
    Alors , pour toutes ces raisons BHV n’est pas « ANODIN » bien au contraire!Soit on ELARGI Bruxelles ou c’est un NON CATÉGORIQUE a la scission !
    Et en ce qui me concerne ce n’est pas négociable ou Bruxelles sera une ile …en république Flamande ! Amen mes chers compatriotes Francophones

  3. Paul SMET dit :

    Je comprends fort bien que les politiciens francophones vomissent Bart de WEVER.
    C’est le seul Flamand qui dit tout haut et actuellement ce que TOUS les Partis flamands diront dans moins de 5 ans.

    Les politiciens francophones ont une sainte horreur de devoir entendre la vérité de la part des Flamands.

    C’est bien plus facile de dire plus tard que les Flamands ont été de mauvaise foi etc.

    Bart DE WEVER est clair et net, INDEPENDANCE de la Flandre.
    Ce leitmotiv sera celui de tous les dirigeants flamands dans peu de temps.
    Le personnel politique francophone ne peut plus prétendre ne pas savoir, il ne peut plus faire l’autruche comme d’habitude et faire semblant que tout va s’arranger si on joue l’apaisement, c’est à dire la capitulation.

    C’est uniquement cela qui rend nerveux les politiciens francophones.
    Bart DE WEVER rend un grand service aux francophones, au moins lui n’est pas un hypocrite comme les autres Flamands.
    Les Flamands on bien raison de flanquer des gifles aux politiciens francophones,à part des cris d’impuissance, il n’y a aucune réaction à ces gifles, il faut croire qu’ils aiment cela !!!

  4. Paul SMET dit :

    Si les politiciens francophones veulent sauver les Francophones, ils doivent négocier en sachant que d’ici 10 à 15 ans, la Flandre sera indépendante.

    Pour sauver les Francophones, il faut une association, un front Bruxelles-Wallonie.
    La Région de Bruxelles Capitale n’a aucune chance de survie sans un lien de solidarité fort avec la Wallonie.
    Si Bruxelles préfèrait la Flandre, Bruxelles devrait accepter la flamandisation de la capitale et à terme se fondre dans le République flamande.

    Si par contre, Bruxelles préfère le lien privilégié avec la Wallonie, Bruxelles gardera le français et la Région Bruxelles-Capitale pourra subsister pour la bonne et simple raison que la Wallonie est trop faible pour l’absorber.

    Bruxelles est indispensable pour l’avenir économique de la Wallonie et je pense qu’une bonne intelligence entre Bruxelles et la Wallonie pourrait faire subsister le Royaume de Belgique, solution plus sympa qu’un rattachement à la France.

    Dans les futures négociations, les politiciens francophones peuvent lâcher du leste pour ce qui sera de toute façon de la seule compétence de la République flamande dans 10 ou 15 ans, MAIS, il est INDISPENSABLE, VITAL pour la future Belgique d’élargir la Région de Bruxelles Capitale d’au moins le six Communes à facilités, car si nous ne l’obtenons pas maintenant, irrévocablement, Bruxelles sera asphyxié par la République flamande et Bruxelles devra capituler sans condition.

    Avoir l’illusion que les Flamands ne voudront pas l’indépendance serait la pire des erreurs. Tout au mieux, les Flamands accepteraient un lien avec le Royaume de Belgique comme le Canada et l’Australie gardent un lien avec la Couronne britannique.
    Ce « petit lien  » symbolique permettrait à la Flandre d’éviter de sortir de l’UE.
    Tout le monde ferait semblant de croire que ce « petit lien  » serait suffisant pour conserver la fiction d’un Etat belge dans les frontières actuelles.

    • man1man dit :

      ENTIÈREMENT raison !!
      il faut des maintenant élargir la Région de Bruxelles Capitale d’au moins le six Communes à facilités c’est maintenant ou jamais !

  5. Joseph Lentz dit :

    Les élections ne changeront pas les réalités politiques sans faire le consensus dans la réforme de l’Etat belge.
    Pourquoi les électeurs n’ont pas l’occasion de donner une deuxième voix, la première au sein de sa circonscription électorale, la deuxième au niveau national, de sorte qu’un francophone puisse donner sa voix à des néerlandophones ou vice-versa ? – En RFA par exemple, le citoyen a la possibilité de la 2e voix…

    … En RFA la première voix est celle pour les « Länder », la deuxième pour la Fédération allemande. Il y a aussi les deux Chambres « Bundesrat » pour les « Länder » et « Bundestag » pour le Fédéral… comparable avec la « Chambre » et le « Sénat » en Belgique…

    … Bruxelles devrait être élargi, former une troisième Région : donc quatre régions (comme les « Länder » en RFA ou les « Cantons » en Suisse) : Wallonie, Flandre, Bruxelles et Germanophones.
    La Chambre étant représentative pour ces Régions, le Sénat pour le Fédéral (composé des candidats élus par la Deuxième Voix dont je parlais antérieurement) nous aurions une situation claire et stable, alors on pourrait mieux continuer à discuter du reste: le social, l’économique, l’écologique, la politique en général etc.… entre Nous Belges !

  6. miraprod dit :

    et de quoi avons nous peur mer…
    séparons nous,si l’europe aide la grèce et la bulgarie slovaquie tchèquie roumanie et autres pour se mettre au niveau de l’ouest,soyez certain que l’europe aidera aussi bruxelles et la wallonie,divorçons moi je dis,méditez la dessus avant d’avoir peur du futur

    • man1man dit :

      Le problème MAJEUR (et c’est très bien ainsi) c’est c’est que l’Europe aide des ÉTATS et pas des RÉGIONS qui ne sont pas des frontières d’état !s !

  7. José dit :

    Bravo Monsieur Cerhexe, allez, rejoignez les rangs des partis qui militent pour une vraie région Bruxelloise (le CDH reste attaché à un lien Bruxelles-Wallonie… qui ne sert aucunement Bruxelles et ses habitants)

  8. guy dit :

    En tant que Francophone, je suis d’accord pour l’indépendance de la Flandre.
    aux conditions suivantes :
    1. La Wallonie et Bruxelles garde le nom Belgique ainsi que toutes les ambassades à l’étranger.
    2. Bruxelles ne sera plus la capitale de le Flandre et ils devront déménager toutes leurs instutions. S’ils les gardent, les impôts sur les personnes physiques seront prélevés dans le pays qui les emploient c a d la Belgique.(refinancement de Bruxelles)
    3. Ils devront faire leur demande d’adhésion à l’Europe et frapper une nouvelle monaie en attendant l’acceptation par l’Europe de leur adhésion
    4. Tous leurs parlementaires européens seront remplacés par des Belges (Francophones).
    5. Ils devront prendre 70 % de la dette actuelle de la Belgique (puisqu’ils représentent 70 % de la population.
    6. Ils devront rembourser toutes les aides de l’europe puisqu’ils n’en feront plus partie.
    7. Lorsq’il seront admis à l’Europe, ils devront payer un importante quote part pour aider les pays les plus pauvres.
    8. La nouvelle Belgique étant de ce fait plus pauvre, va recevoir plus d’aide de l’Europe (donc des Flamands)
    9.Nous avons une richesse que les flamands n’ont pas, c’est l’eau.(et ça, cela vaut cher)

    Vraiment, ou est le problème. La wallonie et Bruxelles ont tout à gagner de cette séparation

    • man1man dit :

      Si en tous cas nous n’avons rien a gagner , nous n’aurons plus grand chose a perdre !

  9. L'étranger dit :

    L’indépendance de la Flandre est sans doute le but utltime, du moins l’idéal pour de nombreux hommes politiques flammand.
    Mais ils sont également réaliste quant aux difficultés de ce projet. Et ils sont bien plus nombreux que les Francophones ne semblent le penser.

    L’indépendance à un coût économique immense, mais non insurmontable pour la Flandre. Plus délicat serait bien entendu, le coût politique, et la réaction de l’Europe.

    Pour peu que nos « élites » francophones prennent conscience des atouts qu’ils ont dans les mains, ils pourraient tenter de la jouer serré et poser un choix à la Flandre : une Belgique de compromis, à la belge, ou une négociation d’indépendance.

    L’unique point faible de la Flandre est de définir son identité uniquement dans le contexte du conflit communautaire national. Elle définit son identité que fort peu ou fort mal dans un contexte internationale. Dans un contexte de crise économique et sociale, elle ne pourra compter sur le soutien de pays tel que la France, la Grande Bretagne (la Belgique était son idée), l’Espagne ou l’Italie, tous en proie à des mouvances séparatistes.

    Malgré le rêve de Bart de Wever, une séparation unilatérale signifierait une exclusion de l’UE, et obligerait la fière région à poser une canditature qui sera particulièrement humilante considérant les conditions de Copenhague, particulièrement contraignantes concernant le droit des minorités ethniques, nationales ou linguistiques. D’autant plus que la Flandre n’est pas en odeur de sainteté auprès du conseil de l’Europe, passage obligé pour qu’une candidature à l’UE soit acceptée.

    Bien sur cela aura un impact négatif sur une Wallonie appauvrie, ou une Bruxelles encastrée, mais si ces deux régions se mettait d’accord pour se rassembler autour de la monarchie, qui est l’expression internationale du « Royaume de Belgique », membre de l’OTAN, du Conseil de l’Europe et de l’Union Européenne, elles pourraient (les deux régions ou le nouveau Royaume) « en théorie » bénéficier de leur soutien.

    Je considère que la balle est dans le camps des Francophones. Ceux-ci sont placés devant un choix: soit ils répondent favorablement aux demandes les plus légitimes des Flamands (et ils sont plus nombreux qu’ils ne le pensent), soit ils se ressaisissent et exigent eux mêmes une réforme de l’état qui serait plus juste…Des compétences régionales larges et définies, en échange de compétences claires et précises d’un pouvoir fédéral où serait consacrée la parité linguistique.

  10. Paul SMET dit :

    L’indépendance de la Flandre ne fait aucun doute.
    La question est de savoir quand il y aura cette séparation.
    Les Flamands mentent quand ils disent qu’ils ne veulent pas le séparatisme.
    Le CVP et le VLD ne revendiquaient PAS la scission de BHV lors du vote de la nouvelle loi communale.
    Les politiciens francophones, toujours aussi naïfs, n’ont pas vu le danger, comme ils n’avaient pas calculés les conséquences du financement des Communautés par J.L DEHAENE.
    Ils étaient trop paresseux pour vérifier les calculs du professeur J.L. DEHAENE

    Les politiciens francophones font tous semblant de croire que les Flamands ne veulent pas le séparatisme.

    Cette politique volontaire de l’autruche est lâche.
    Il existe encore des politiciens francophones qui posent la plus idiote des questions:
    « Mais que veulent les Flamands, ils doivent le dire »

    La réponse est simple: l’INDEPENDANCE , un point c’est tout.

    Les Flamands ont 4 points essentiels à demander lors des négociations futures d’après les élections du 13 juin.
    Quels sont les points exigés par les Francophones?
    AUCUN. NADA !

    Ils vont aux élections pour entendre la volonté flamande et tenter, très timidement, d’atténuer, un tout petit peu les exigences flamandes qui seront reprises avec virulence avec de nouvelles exigences 6 mois après la conclusion de la capitulation francophonede 2010.

    Les politiciens francophones sont tous des capitulards, déjà Théo LEFEVRE le disait dans les annnées 1960: » On entre dans les Francophones comme dans du beurre »

    Actuellement, c’est dans la crème fraîche !
    La profession de foi de la Présidente du Parti Catholique flamand:
    « Nous ne voulons pas du séparatisme »
    est faite pour endormir les francophones, pour les aider à avaler la potion flamande, mais dans le futur, il en sera comme pour BHV, l’exigence de l’INDEPENDANCE de la Flandre