Première rencontre entre Elio Di Rupo et Bart De Wever

Mardi 15 juin 2010

Les présidents du PS et de la N-VA, les deux formations qui ont remporté les élections législatives dimanche, devaient se rencontrer en toute discrétion, mardi, pour la première fois, alors que le roi poursuivait ses consultations d’après scrutin.

Aucune information ne filtrait sur le contenu de l’entretien que devaient avoir Elio Di Rupo et Bart De Wever.

Alors que nombre d’observateurs s’interrogent sur les possibilités d’avancer dans la formation d’un gouvernement qui pourra réformer le pays, la N-VA et le PS tentent d’envoyer des signaux d’apaisement depuis dimanche en dépit de divergences essentielles, par exemple sur le statut de Bruxelles.

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18 commentaires sur “Première rencontre entre Elio Di Rupo et Bart De Wever”

  1. Sven Vannecke dit :

    « Le travail est enorme mais faisable », dixit Elio di Rupo. Un message positif qui est bien arrivé chez les néerlandophones… Et peut-être aussi un peu d’optimisme maintenant parmis les navigateurs de l’internet?

  2. petroleur dit :

    petite précision : ce pourrait bien NE PAS ETRE UNE FICTION !

  3. petroleur dit :

    Le prêteur sur gages Bart de Wever a rencontré l’éternel ruiné Elio Tsé Toung. Il semble qu’un accord soit possible sur le refinancement de Bxl (les Francophones de Flandre disparaissent de la carte de Belgique, on ne discutera plus des Bourgmestres démocratiquement élus mais qui ne seront jamais nommés, on ne parlera plus de limite linguistique, mais de frontières d’état, les facilités sont définitivement supprimées pour les Francophones de Flandre mais seront renforcées pour les Néerlandophones de Wallonie et de Bxl, 8 % de Flamands à Bxl recevant 50 % de pouvoirs).
    Par ailleurs, une avance substantielle a déjà été promise par BDW à EDR si on peut dès à présent s’arranger pour la vente à bas prix de Bxl dans les 10 ans à venir. M. De Wever a déclaré qu’il était ravi d’avoir pu montrer sa bonne volonté et son amour des Francophones en ne réclamant que le minimum minimorum par rapport à ses exigences, qu’il ne manquera pas de remettre sur la table chaque semaine, tant qu’il n’aura pas eu satisfaction. M. Di Rupo, quant à lui, s’est montré particulièrement satisfait que le poste de 1er Ministre soit attribué à un Francophone pour la première fois depuis 1973, que c’était une grande victoire pour son parti étant donné qu’avec le refinancement de Bxl, c’était la seule exigence qu’il avait eue et obtenue, et que les objectifs du PS étaient remplis à 100 %. VICTOIRE !!

  4. Sven Vannecke dit :

    NVA s’est approprié tellement beaucoup de votes, pas par son programme séparatiste, mais parce que les partis traditionnels aux deux côtés de la barrière linguistique n’ont rien achevés. On parle, on discute, on cherche des raisons pour ne pas se consentir.
    Je connais beaucoup de gens autour de moi qui ont eu le sentiment: « Rien ne change, ça suffit ». Le NVA n’a pas le soutien de voteurs pour faire vaporiser la Belgique. Ce n’est pas leur mandat maintenant. Leur mandat – et ils savent ça très bien – est de changer l’immobilité dans une évolution. Je n’ai pas voté pour NVA, mais je comprend ce que les voteurs ont fait.
    Il est temps de choisir. Est-ce que la Belgique peut continuer à exister? Et surtout: est-ce que les néerlandophones ont aussi une voix dans la défénition de ce que peut être la Belgique? Je comprends que ça peut faire peur. Mais est-ce qu’il y a encore quelque chose après l’angoisse? J’espère que oui…
    Il est très façile de diaboliser la figure de Bart de Wever. Il est beaucoup plus courageux de chercher des liens et des possibilités, et surtout les complaintes des néerlandophones en Flandre et à Bruxelles. Moi, étant belge flamand, je veux essayer de comprendre ce qui inquiète les francophones. Y a-til des intéressés dans le sud de notre pays?

    • cricri dit :

      nous, il n’y a rien de wallon qui nous inquiète, sauf que Daerden continue à boire, mais bon il évite que Piedboeuf aille en faillite.
      Par contre ce qui nous inquiète c’est que la flandre a passé le sommet et comme disait Eddy après la côte, il y a le sommet et après le sommet, la descente.

  5. cricri dit :

    L’image date de 2006, le texte aussi car sur la même photo prise aujourd’hui on lirait
    Vlaanderen verzuurt
    Elio zorgt dat het duurt

  6. Wégimont dit :

    Ah, oui, j’ai failli oublier! J’aurais pu faire mes commentaires en wallon … mais il est vrai que MON wallon n’aurait probablement pas été compris par tous les francophones (wallons ou non).
    Je rappelle quand même à tout le monde que, NOUS AUSSI, wallons, avons été amenés à parler (et donc apprendre) le français par simple commodité de communication TANT SOCIALE QU’ECONOMIQUE! Soit dit en passant, à part aux Pays-Bas, où parle-t-on néerlandais? (je ne parle pas des différents idiomes locaux qui ne se comprennent que difficilement de Bruges à Hasselt en passant par Anvers et Alken). Tot volgende keer!

  7. Wégimont dit :

    Na deze moment, zal het nog mogelijk zijn-voor mij-in nederlands te spreken?

  8. Wégimont dit :

    Il y a certaines choses qu’il ne faut pas oublier!
    - Bart De Wever a affirmé, dès 2008, qu’il fallait priver le niveau fédéral de tous ses moyens (financiers, surtout) afin d’obliger les wallons à accepter (voire demander) la séparation de l’état belge;
    - Ce même « homme politique » s’est commis, à la même époque, avec JM Le Pen (rencontre « fortuite », dit-il maintenant);
    - Les statuts de la N-VA stipulent, avant toute autre chose, l’instauration d’une « république flamande »:
    - Ce même personnage a dit pis que pendre du P.S., depuis toujours;
    - Son parti-et lui-même- veut « étouffer » Bruxelles et sa région afin de les annexer définitivement, par la voie économique;
    - La scission BHV est, pour eux, une nécessité absolue, sans compensation aucune … afin d’être sûr d’asphyxier Bruxelles;
    - Il semble « ignorer » les problèmes sociaux et économiques de toute la Belgique; … J’arrêterai là l’énumération des éléments discréditeurs du « mouvement » qu’il(s) représente(nt).
    De ce qui précède ressortent 2 éléments positifs:
    -comme il est flamand, il a accepté la réduction des dépenses publiques par le rassemblement Région et Communauté;
    -comme il est républicain, il vise aussi, de cette manière, à réduire les dépenses publiques;
    Pour le reste, il « omet » tout sens social et, donc, toute forme de solidarité. Il oublie, aussi, toute l’Histoire belge, depuis sa « construction » jusqu’aux sacrifices consentis (dans tous les domaines et en toutes circonstances) par la population.
    Pour le reste, je me réfère à Philippe Geluck (et je l’invite à faire de même)pour lui faire savoir tout le mal que je pense de SA flamandisation.
    Mais, tant pis, si les 70% de flamands qui n’ont pas voté pour lui veulent vraiment le laisser faire, qu’ils quittent la Belgique avec lui et qu’ils NOUS LA LAISSENT, à nous wallons … et aux Bruxellois. Bien sûr, comme le disait « le Chat », ceux d’entre les 70% qui ne désireraient pas l’accompagner seront toujours, comme ils l’ont toujours été en Wallonie, les bienvenus chez nous.

    • Scott dit :

      Je pense que le probleme reside egalement dans le fait que Renault Vilvorde n’est plus, Opel a Antwerp tiendra-t-il encore longtemps, Ford a Genk et Volvo a Ghent idem… Le chenal de l’Escaut entre Antwerp et la mer du Nord s’ensable et les Hollandais ne veulent pas en financer le desensablement…. Ou reside encore l’utilite du terminal gazier de Zeebruges?… Le gaz s’achemine maintenant par pipeline… Carrefour a ferme 14 supermarche en Flandres, pour seulement 4 en Wallonie et 1 a Bruxelles… L’economie de la Flandres s’effondre alors que les petites et moyennes entreprises cote francophone sont assez florissantes… D’ou une demande pressante de la Flandres pour une reforme fondamentale de l’Etat… et le probleme BHV… et la volonte des partis flamands pour integrer Bxl dans la partie nord du pays… Voyez cela comme vous voulez mais il y a la matiere a reflechir
      Scott.. residant en Grande-Bretagne et heureux de l’etre au vu de la situation outre-manche

  9. Sven Vannecke dit :

    Non, mais si on pense toute de suite à cette image, il faut quand-même avouer qu’il n’y a pas beaucoup de bonne volonté, non? Je suis un néerlandophone, j’essaye à comprendres tous les perspectives, mais ce n’est pas façile parfois quand je vois comment les médias du sud mettent l’actualité en image…
    Je regrette le « décor » de la couverture sur les élections et les résultats. Dans les Etats Unis le médias ont nourri le peuple avec l’angoisse. C’était bon ton. Et c’était désastreux pour le pays. Faire peur aux téléspectateurs et aux navigateurs est dangeureux, je crois.
    Tendancieux, c’est le choix des mots, des images. Il y a toujours une pièce de réalité qu’on choisit et des tas de réalité qu’on laisse dehors dans un article. Il faut toujours savoir ce que sera l’effet des choix. Parfois il faut être courageux au lieu de contemporaire.
    Etant néerlandophone, mais en même temps belge, j’espère qu’il y a plus que seulement des différences entre le nord et le sud. La couverture des derniers jours me donne une autre impression. Hélas.
    Mais ce n’est que mon opinion, évidamment…

  10. Sven Vannecke dit :

    Dommage, cette image jointe à l’article. Pas vraiment tentation à une journalisme d’objectivité… Pourquoi est-ce qu’on fait cela? Une couverture tendancieuse n’aide pas à un climat de dialogue. Une couverture tendancieuse n’aide pas à la vérité non plus. Un peu déçu dans RTBF, qui est quand-même un service publique…

    • thn@rtbf.be dit :

      Cette photo reflète une réalité: en 2006, M. De Wever s’en prenait directement à M. Di Rupo et aux wallons, avec cette « caricature ». Devons nous passer sous silence que cela s’est produit?