Boxergate: une interview qu’a l’son long

Vendredi 21 mai 2010

 

« Centrales nucléaires ou éoliennes ? », « premier ou deuxième pilier des pensions ? »,  « centres fermés ou régularisations ? » Non, ce ne sont pas ces choix cornéliens qui ont marqué le début de campagne de Jean-Michel Javaux dans la Dernière Heure le 18 mai dernier.

Mais plutôt « slip ou caleçon ? », « pyjama ou tout nu ? », « poilu, imberbe ou épilé » ?

On peut rire de tout, surtout de soi. Mieux vaut cependant peut-être éviter que les autres rient de vous. Jean-Michel Javaux a visiblement du mal à trouver la limite.  « Il ne sait pas dire non aux questions et c’est une faiblesse », dit de lui ce matin Jacky Morael, au micro de Bertrand Henne.

Le voilà donc, Jean-Michel,  révélant les détails de son anatomie, de sa vie sexuelle « sans truc exotique », de son alimentation version fricadelle – viandelle – frites – sauce tartare. Sympa ? Ou ridicule ? Au sein même d’Ecolo, la réponse numéro 2 commence à poindre aux lèvres de militants…

Y a-t-il en tout politique un homme dévêtu qui sommeille ? La tentation du « tout au people » guette-t-elle tout(e) candidat(e) ?

Avant-hier, la Dernière Heure nous offrait les préférences d’André Flahaut : la Djellaba et le poisson cru. La série continue avec Mischaël Modrikamen dont la femme a menacé de divorcer. Les jours passent, mais rien ne permet pour l’instant de ravir à Jean-Michel Javaux la palme des détails qui tuent.

 De la subtile difficulté de manier la frontière entre ne pas se prendre au sérieux et rester crédible. Une équation de référence ? Pétard, Standard, plumard = vie privée ; fiscalité, sécurité, emploi = campagne.

Johanne Montay

Un commentaire sur “Boxergate: une interview qu’a l’son long”

  1. robert dit :

    Mme Montay ,

    Toutes me félicitations pour le débat d hier !

    Désormais , nous savons que les socialistes du nord pensent comme les socialistes du sud.

    un mot : pitoyable.