Aujourd’hui, c’est le retour de Jean-Jacques Annaud sur le devant de la scène.
Le réalisateur de « L’ours », de « L’amant », du « Nom de la rose » nous propose aujourd’hui « Black Gold » (Or noir). Une grande fresque épique dans l’esprit de « Lawrence d’Arabie ».
L’histoire d’une lutte de pouvoir sur fond de pétrole, avec une tête d’affiche étonnante : Antonio Banderas, dans le rôle d’un émir assoiffé d’argent et de pouvoir. A ses côtés, Tahar Rahim et Freida Pinto.
« Margin call », voici un thriller économique de haute volée! Un film passionnant inspiré de la faillite de la banque Lehman Brothers, l’un des leviers de la crise économique que nous subissons depuis quelques années.
Avec « Margin Call », vous allez enfin comprendre les rouages de l’économie mondiale grâce à un scénario limpide, brillant et des personnages forts portés par un casting phénoménal : Kevin Spacey, Jeremy Irons, Simon Baker ou encore Demi Moore.
Mon deuxième gros coup de cœur ciné de la semaine est attribué à Cédric Kahn pour « Une vie meilleure« , un drame social poignant sur le surendettement.
Un film réaliste et pertinent sur la crise économique, porté par Leila Bekhti et un saisissant Guillaume Canet dans le rôle d’un homme qui chute sans cesse, mais se relève toujours… L’un de ses plus beaux rôles!
Du cinéma espagnol à présent avec « Malveillance« , le nouveau film de Jaume Balaguero, qui avait déjà fait preuve d’une belle maîtrise du huis clos angoissant avec « Rec ».
Il reste dans le même univers tendu mais sans note de fantastique avec cette comédie noire efficace. Il nous dresse le portrait d’un concierge pervers qui prend un plaisir sadique à s’immiscer dans l’intimité de ses locataires, en toute malveillance bien sûr…
Après « L’homme qui voulait vivre sa vie », un autre récit de l’écrivain Douglas Kennedy a les honneurs du cinéma: « La femme du Vème« .
Une histoire sombre dans les tréfonds de la maladie mentale avec un soupçon de science-fiction. A l’écran : Ethan Hawke et Kristin Scott-Thomas.
Après Ethan Hawke, l’Américain perdu à Paris pour « Woman in the 5th », voici le parisien qui se cherche à Los Angeles avec « Americano ». Un premier film de l’enfant de la balle Mathieu Demy. Mathieu Demy, c’est un acteur excellent mais plutôt cantonné dans le cinéma d’auteur.
Le grand public l’a découvert dans « Jeanne et le garçon formidable », mais c’est surtout le fils de deux grandes figures du cinéma français : l’excentrique réalisatrice Agnès Varda, et le metteur en scène culte, Jacques Demy. Avec « Americano », on découvre en Mathieu Demy un cinéaste joyeusement foutraque mais terriblement attachant!
Et voici, le dernier film français du jour, « Les papas du dimanche« , la chronique d’une famille décomposée du point de vue d’un papa déchiré par l’absence de ses enfants au quotidien.
C’est un film signé Louis Becker, le digne fils de son papa, Jean Becker. Ils excellent tous les deux dans le manque d’ambition niveau mise en scène…
Voici un joli petit film belge bourré de tendresse et de sincérité: « Au cul du loup« , le parcours initiatique d’une jeune trentenaire à la croisée des chemins.
C’est un premier long métrage pour Pierre Duculot qui affirme un certain talent pour choisir ses acteurs. En tête d’affiche, la toujours très juste Christelle Cornil (découverte dans « Le vélo de Ghislain Lambert »), le chanteur wallon William Dunker et, encore plus étonnant, Roberto D’Orazio. L’ancien syndicaliste se la joue acteur et il est excellent!
Cinéma belge encore mais de l’autre l’autre côté de la frontière linguistique avec « Tot Altijd » (A tout jamais), du BV animateur télé/écrivain/réalisateur Nic Balthazar.
C’est une histoire vraie qu’il nous relate, celle de Mario Verstraete, un gantois atteint de sclérose en plaque qui s’est battu pour la légalisation de l’euthanasie en Belgique. Il fut le premier en 2002 à bénéficier de sa dépénalisation… un drame intime qui a eu des répercussions sur la législation belge.
Cathy Immelen











































