Il y avait deux idées dans le festival cette année ?
Bien sûr comme chaque année, nous avions confié la programmation à un parrain, en l’occurrence qui était une marraine puisqu’il s’agissait de Rhoda Scott. Et ensuite nous voulions inviter les parrains des années précédentes, puisque nous fêtions le quinzième anniversaire du festival. Donc on a retrouvé Joe Lovano, Manu Katché, Eric Legnini, Paolo Fresu, et les autres et on leur a demandé de venir à Dinant avec des projets originaux. Soit des créations spécialement conçues pour le festival, soit des groupes qui se produisent très rarement en Belgique. On a pu découvrir des projets très originaux, et l’enthousiasme des festivaliers nous a prouvé que nous avions fait les bons choix.
Le quinzième anniversaire d’un festival qui s’est construit petit à petit ?
Oui, de manière naturelle, avec l’envie de faire découvrir à des gens qui ne connaissent pas Dinant, un festival avec des grandes pointures internationales, et de grands musiciens belges aussi. Et puis nous nous efforçons de soutenir, -et nous ne sommes pas les seuls- les jeunes musiciens de chez nous. C’est extrêmement important pour le jazz. Il faut provoquer certaines rencontres, et si les musiciens ont envie de jouer ensemble c’est toujours une bonne idée.
Par exemple, David Linx a créé un projet autour de Rhoda Scott, mais l’idée était née en 2007, à Dinant. Même chose pour le Trio Midnight, un trio hongrois qui est à l’origine de la création du festival. Jean-Claude Laloux le directeur du festival a une très bonne amie qui lui a rapporté de Hongrie un CD du trio en 1996 ou 97. Jean-Claude l’a écouté et dans l’heure il a dit qu’il voulait inviter ce groupe. L’idée était de juste faire un concert, et de fil en aiguille, ce premier concert s’est transformé en premier festival. C’est une belle histoire je trouve.
L’idée du parrain pour réaliser la programmation ouvre des perspectives ?
Notre philosophie c’est de faire découvrir des choses. Ce qui distingue le festival de Dinant, c’est bien sûr la programmation initiée par le parrain, mais aussi le fait qu’on n’est pas forcément intéressé par les musiciens qui sont en tournée au mois de juillet. Le parrain se fait plaisir et grâce à ses connaissances fait des projets spécialement pour la programmation de Dinant ; avec les musiciens qu’il connaît et qu’il aime. Et grâce à ce parrain, on a des projets extraordinaires et originaux.
Christine Pinchart




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