Le chanteur Elliott Murphy, figure de la scène rock new-yorkaise des années 70/80 avec Patti Smith, Lou Reed ou les New York Dolls, publie un nouvel album, "It Takes a Worried Man", et sera en concert à Paris (New Morning) les 15 et 16 mars.

Après une jeunesse dorée et un peu bohême, Elliott Murphy tenta d'imposer sur ses deux premiers albums, "Aquashow" publié il y a 40 ans et "Lost Generation", une image de dandy romantique au physique androgyne, sorte de version américaine de David Bowie, dont il possède d'ailleurs une voix étonnamment proche.

Malgré ses qualités d'écriture et de composition, son rock aux accents folk légèrement décadent, il n'a jamais décroché le hit qui le propulse au rang de star. Et après "Night Lights" (1976), son troisième disque où jouait Jerry Harrison (guitares et claviers), futur membre des Talking Heads, et où il endossait une panoplie plus rock, il est rentré dans le rang.

Ce musicien de 64 ans n'a cependant jamais cessé d'enregistrer et de tourner. Installé depuis la fin des années 80 à Paris, il a gagné en France une certaine popularité sans couper les ponts avec New York.

Épris de littérature, s'accompagnant à la guitare, à l'harmonica ou au banjo, sorte de compromis entre Bowie et Bruce Springsteen avec parfois des airs de Leonard Cohen, Eliott Murphy cultive toujours cette image de dandy décontracté. Il n'a rien perdu de ses talents d'auteur et de sa flamme, et n'a pas grand-chose à envier au "Boss" en matière de prestations scéniques et d'énergie communicative.

 

AFP Relax News