Depuis 6 ans déjà, la Nuit du Soir propose au public, une nuit de concerts pour découvrir différentes perles de la scène pop/rock belge.

Installées initialement au Cirque Royal, celles -ci se sont déplacées l’année dernière dans les salles du Botanique avec pour ambition de mettre en lumière des artistes moins connus. Une véritable piste de lancement pour ces groupes qui se voient offrir la chance de jouer devant un public toujours très nombreux.
Cette super idée remporte en effet, toujours un gros succès populaire. Le prix d’entrée volontairement hyper attractif (7€, une bière comprise) n’y est évidemment pas pour rien.
L’édition 2010 qui se tiendra ce jeudi 23 septembre innove une nouvelle fois. La programmation de cette soirée a en effet été confiée aux membres de Ghinzu, groupe belge qui vient de terminer une tournée triomphale dans l’Europe entière pour défendre leur 3è album « Mirror, mirror »
Auryn, grâce et puissance
Parmi cette affiche alléchante, on retrouve la belle Auryn qui viendra présenter son premier album Winter hopes,un vrai petit bijou sur lequel elle assure les parties de piano et de violoncelle. Comme nous l’expliquions lors de nos aventures spadoises cet été, la rencontre avec la musique d’Auryn, il y a 2 ans déjà, fut pour nous un grand moment de bonheur tellement son univers nous touche.

Auryn © Yasmina Baggili
Très jeune elle reçoit une formation classique. Elle y puise une capacité unique a composer des mélodies à la fois douces et puissantes, avec cette petite touche de rêve qui la rend si particulière. Cet album vous prend par la main et vous fait voyager de la mélancolie à l’énergie pop. Mention spéciale pour Never ending story duo avec Saule qui clôture l’album de manière renversante.
Rencontre avec une artiste à suivre, qui a déjà assuré des premières parties pour Keren Ann ou Stephan Eicher, par exemple. Un beau gage de qualité..!
François Colinet : Auryn, depuis notre première rencontre, les choses ont bien évolué et ce premier album est enfin devenu réalité…
Auryn: C’est un soulagement que l’album soit sorti. Il y a eu beaucoup de temps de doute, de passage à vide, mais sans perdre l’envie. Il a fallu trouver des gens de qualité pour réaliser cette envie. J’ai fait beaucoup de choses moi-même mais j’ai pris pas mal de conseils de la part de personnes de confiance, Christian Schreurs de Venus et Greg Remy de Ghinzu entre autres, parce que je connais mes limites et je n’avais pas envie de les imposer à mon album. Ils m’ont permis de dépasser ces limites et de faire vraiment l’album dont j’avais envie. Il a été co-mixé par Jean Lamoot (qui a entre autres travaillé avec Noir Désir, Raphaël, Bashung ou Girls in Hawaii NDLR) et Erwin Autrique ( Louise Attaque, Keren Ann, Benjamain Biolay ) Cet album me permet un vrai commencement, grâce notamment à des passages à la radio, une des clés pour rencontrer son public. Mais cette petite notoriété n’est pas une fin en soi, c’est le début de l’aventure.
Ce premier disque c’est aussi une première très belle carte de visite pour commencer réellement l’aventure de la scène.
Auryn: L’album est sorti au début du printemps. L’accueil des critiques et du public est assez chaleureux. Les choses se font en douceur. On ne tourne pas encore énormément mais ça permet de prendre du recul sur ce qu’on fait, de réfléchir et de retravailler entre les dates. On a essayé d’être assez fidèle à l’album même si on a retravaillé quelques arrangements

Auryn Winter Hopes
Tu as une formation de violoncelliste mais le violoncelle est étrangement absent des instruments qui t’entourent sur scène…
Auryn: Je suis accompagnée d’une super équipe avec notamment un violon et une harpe. Depuis la sortie de l’album, c’est la guitare qui remplace le violoncelle. Cela permet d’élargir la palette des sons que l’on propose. Je voulais sortir du carcan de la musique de chambre. Le coté pop/rock me plaît beaucoup, je l’ai aussi en moi. Quand j’étais plus jeune, j’ai joué du Bach, du Vivaldi, qui sont quelque part à l’origine de la pop. J’aime l’idée de réunir ces deux univers. Pour moi ils ne sont pas opposés mais bien complémentaires.
Tu as choisi de chanter à la fois en français et en anglais…
Auryn: Cela ne s’explique pas vraiment. A la base il n’y avait qu’une chanson en français qui collait bien à l’histoire que j’avais envie de raconter. C’est une question de moments. Il y a quelques chansons qui sont sorties en français mais c’était vraiment un hasard. Les mots sortent plus facilement en anglais mais je ne m’interdis pas de chanter en français. J’ai même envie de peut-être un jour chanter dans d’autres langues. Même sans les maîtriser, on peut chanter dans une langue avec l’envie de la découvrir

Auryn © Yasmina Baggili
Vu tes influences il y a sûrement des reprises qui doivent te faire envie…
Auryn: J’aimerais beaucoup reprendre I am deranged de David Bowie produite par le grand Brian Eno. C’est le générique de Lost highway. Ca reste dans mon univers. J’adore David Lynch, j’adore Tim Burton… Donc j’ai envie de tenter le défi de la proposer au public…
Un public qui aura la chance de l’applaudir ce jeudi à la Nuit du soir. N’hésitez pas à venir découvrir sa douceur et son incroyable talent. Début octobre, elle se produira également dans plusieurs magasins Fnac du pays, pour des prestations encore plus intimistes.
François Colinet
Auryn sera à la Nuit du Soir ce jeudi 23 de 21h40 a 22h15 à l’Orangerie du Botanique
Tournée Fnac du 9 au 30 octobre 2010
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Album « Winter Hopes » (A-T Music / PIAS)


































