Les « derniers pour la route » de ce lundi 6 février

Lundi 6 février 2012

Des choix de lecture pour tous les goûts !

Thierry Bellefroid

« David, les femmes et la mort » de Judith Vanistendael – Ed. Le Lombard

Au moment où naît sa petite-fille Louise, David apprend qu’il a un cancer. Mais la parole n’a jamais été son fort, et il préfère taire la maladie, la douleur, et la fin qui se profile. Au grand dam des femmes de sa vie – sa femme Paula, ses filles Miriam et Tamar. Impuissantes, elles assistent à ce délitement silencieux, mais inexorable.

« Nocturnes » de Clarke – Ed. Le Lombard

C’est un petit village perdu dans la campagne française.
Un village normal en apparence, où la vie devrait s’écouler
paisiblement Pourtant, tous ses habitants semblent plongés dans l’angoisse.
Qui est l’étrange écrivain qui focalise toutes les attentions ?
Pourquoi les villageois disparaissent-ils un par un ?
C’est que, coincés dans le village de sa mémoire, les personnages
de Léo disparaissent tour à tour, victimes d’un secret trop longtemps enfoui. Les rares survivants découvriront-ils la vérité avant la dissolution finale…

Michel Dufranne, Chroniqueur "Mauvais genre"

« In the name of  » de Will Argunas – Ed. Casterman
 
Etats-Unis, 16 000 personnes réunies dans un stade, cathédrale médiatique, cathédrale d’un jour. Le Pape Nelson 1er, successeur de Benoît XVI, premier Pape Noir en visite au pays d’Obama. 3 armes le visent, 3 raisons de vouloir sa mort, 3 balles qui le toucheront peut-être. Un polar haletant qui anticipe les transformations profondes auxquelles nous sommes confrontés en ce moment même…

“Sans forme : le protectorat de l’ombrelle “ de Gail Cariiger – Ed. Orbit

Un jour qu’elle se réveille de sa sieste, s’attendant à trouver son époux gentiment endormi à ses côtés comme tout loup-garou qui se respecte, elle le découvre hurlant à s’en faire exploser les poumons. Puis il disparaît sans explication… laissant Alexia seule, aux prises avec un régiment de soldats non-humains, une pléthore de fantômes exorcisés, et une reine Victoria qui n’est point amusée du tout.
 Mais Alexia est toujours armée de sa fidèle ombrelle et des dernières tendances de la mode, sans oublier un arsenal de civilités cinglantes. Et même quand ses investigations pour retrouver son incontrôlable mari la conduisent en Écosse, le repère des gilets les plus laids du monde, elle est prête !

Daphné Van Ossel, Chroniqueuse Littérature étrangère

« Au pays des mille et une nuits » de Siri Hustvedt (textes) & Reza (photos) – Ed. Actes Sudµ

Depuis qu’ils ont été intégrés aux Mille et Une Nuits, les voyages de Sindbad le Marin ont fait rêver d’innombrables lecteurs avant de donner lieu à de multiples adaptations, dans le domaine du cinéma comme dans celui de la musique ou du dessin animé. Convoquant librement des registres divers, du voyage intime à la poésie versifiée, du monologue à la communication universitaire, ou du roman populaire au scénario de film, la célèbre romancière américaine Siri Hustvedt s’attache ici à recréer à son tour la figure de Sindbad au fil d’une variation sur les sept voyages accomplis par le légendaire marin, auquel elle en prête un huitième, de son invention, en forme de conversation conjugale ludique entre deux écrivains. Dialogue entre une réécriture du mythe, plurielle et jubilatoire, et un Orient puissamment sensible, tel qu’il se révèle sous l’objectif magique du grand photographe iranien Reza, ce livre invite à tracer à l’infini, sur les mers et les océans, de nouvelles routes pour nos rêves.

Guy Bertholomé, le lecteur

« D’Andreas à la maison » de Claire Gatineau – Ed. E Lansman

André, Andreas propose une succession de portraits inspirés de rencontres faites dans une ville, au fil d’une marche, de mois en mois, sur le temps d’une année. La femme à barbe bleue parle d’une femme, seule chez elle, pendant que son mari est à la guerre. Dans sa solitude, elle se gave de contes de fées et perd peu à peu pieds avec la réalité. Les pieds nus est le journal morcelé d’une femme à trois âges de sa vie : enfance, adolescence, maternité. Trois âges pour raconter son rapport aux autres… et au monde. Je suis à la maison se tisse comme une étoffe. Sur la trame de fond, une femme travaille, coud, brode, fait avancer un ouvrage. Sur la trame horizontale, le fil qui va et vient greffe sur l’ouvrage les éléments venus du monde extérieur par le canal de la radio allumée.

Les commentaires sont fermés.