José Munoz, c’est un des tout grands noms de la bande dessinée. Son travail sur le noir et blanc est d’une véritable luminosité. Une luminosité qu’on retrouve dans ses oeuvres actuelles, des acryliques étonnants.
C’est dans les années 70 que la bande dessinée est entrée de plain-pied dans son âge adulte, avec l’aventure de magazines comme Pilote, Charlie Mensuel et, surtout, A Suivre. A Suivre, dans lequel José Munoz a donné existence, avec son compère scénariste Sampayo, au personnage d’Alak Sinner, un flic désabusé, perdu dans une cité tout en grisaille, un flic dessiné en noir et blanc, avec un graphisme qui s’apparente à celui de deux auteurs mythiques, comme nous le dit José Munoz.
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Et José Munoz, aujourd’hui, délaisse quelque peu l’univers d’obscurité et de lumière dans lequel ses personnages évoluaient de désespérance en étincelles soudaines de partages. Et il s’enfouit, grâce aux couleurs lumineuses de l’acryllique, dans un monde nouveau, un monde non figuratif au sein duquel, en fulgurances maîtrisées, c’est la nature qui transparaît. Une nature dont nous devenons, en sa compagnie, les spectateurs privilégiés.
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L’exposition qui lui est consacrée, à la galerie Champaka, est donc double… Un étage pour la bd sombre et figurative, un étage pour les peintures et les encres… Elle vous permettra de plonger, avec un réel plaisir, dans l’univers de José Munoz, un artiste argentin aux tranquilles démesures…
Jacques Schraûwen


































