Je fais partie de la cohorte des " Borderline Anonymes ". Entre moi et le suicide, c'est le coup de foudre. Sur le plateau de tournage des Désaxés, tout se désaxe. J'ai tellement peur de perdre mes mots, de les voir jouer à cache-cache que j'inonde ma bouche de Dom Pérignon. Au moins, si une phrase arrive à sortir à l'endroit, elle sera ivre. Je connais mon texte, je connais mes répliques, mais le texte ne veut pas de moi. Montgomery Clift, Monty, mon jumeau en souffrance, me tend la main pour que mes mots y grimpent. Je bégaie des lèvres, du sexe et du cerveau, je balbutie pour retarder le moment où le vocable doit surgir, (...)
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