Le jardin, les chevaux et la lecture, un éventail coloré qui résume bien les préoccupations de l'auteur Didier Decoin. Une sorte de journal intime, un livre-promenade à la découverte des plus beaux jardins.
Christine Pinchart a rencontré Didier Decoin.
L'écriture et le jardinage, ce sont deux passions qui présentent des similitudes ?
Didier Decoin : Oui, le rapport entre l'écriture et le jardin est très étroit. Les deux activités réclament la même attitude. Je me promène au jardin avec mon sécateur, un objet que j'affectionne, et je coupe, j'élague, j'épure, j'arrache une mauvais herbe. J'ai la même attitude lorsque j'écris. Je gomme un adverbe trop lourd, un adjectif dispensable et de la même manière j'épure. Ce sont deux manières de rendre les choses plus lisibles.
Et comme le livre, le jardin porte la griffe et le style de son auteur. Les végétaux révèlent une personnalité comme le style et le vocabulaire choisi pour l'écriture d'un ouvrage.
C'est une passion qui vous a toujours porté ?
Didier Decoin : Non, j'ai mis trente ans à m'y intéresser. Mon épouse est une jardinière née, et petit à petit, j'ai pu découvrir son sac à malices.




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