Aller directement au contenu principal

Didier Decoin publie "Je vois des jardins partout"

LITTERATURE | vendredi 25 mai 2012 à 11h49

  • Le jardin, les chevaux et la lecture, un éventail coloré qui résume bien les préoccupations de l'auteur Didier Decoin. Une sorte de journal intime, un livre promenade à la découverte des plus beaux jardins.

    Le jardin, les chevaux et la lecture, un éventail coloré qui résume bien les préoccupations de l'auteur Didier Decoin. Une sorte de journal intime, un livre-promenade à la découverte des plus beaux jardins.

    Christine Pinchart a rencontré Didier Decoin.

    L'écriture et le jardinage, ce sont deux passions qui présentent des similitudes ?

    Didier Decoin : Oui, le rapport entre l'écriture et le jardin est très étroit. Les deux activités réclament la même attitude. Je me promène au jardin avec mon sécateur, un objet que j'affectionne, et je coupe, j'élague, j'épure, j'arrache une mauvais herbe. J'ai la même attitude lorsque j'écris. Je gomme un adverbe trop lourd, un adjectif dispensable et de la même manière j'épure. Ce sont deux manières de rendre les choses plus lisibles.

    Et comme le livre, le jardin porte la griffe et le style de son auteur. Les végétaux révèlent une personnalité comme le style et le vocabulaire choisi pour l'écriture d'un ouvrage.

    C'est une passion qui vous a toujours porté ?

    Didier Decoin : Non, j'ai mis trente ans à m'y intéresser. Mon épouse est une jardinière née, et petit à petit, j'ai pu découvrir son sac à malices.

    Je vois des jardins partout

    Je vois des jardins partout -

    De l'Angleterre au sud de la France, vous évoquez vos préférences ?

    Didier Decoin : Oui, c'est surtout l'Angleterre qui me fascine; le climat y  favorise la nature. Cette humidité affole le végétal. Si vous laissez un jardin livré à lui-même dans le sud de la France, vous ne récolterez que la sécheresse. Ce n'est pas le cas en Angleterre. C'est une nature vivante, qui va tout envahir. Et puis le fait d'être sur une île, encourage sans doute à recréer des paysagers avec un plaisir particulier.

    Le jardin enseigne la patience. C'est un Phoenix Canariensis qui vous le fait dire ?

    Didier Decoin : La patience et l'humilité. Avec le jardin, rien ne se passe jamais comme prévu. Il faut tirer un enseignement de toutes les expériences et garder la passion d'essayer. Le jardinage n'enseigne pas seulement la patience, il est aussi une école du désir. L'histoire du Phoenix Canariensis se termine mal, mais aujourd'hui je me passionne pour un petit Prunus à l'écorce pourpre dont l'aspect s'apparente à l'écorce du bouleau. J'ai aussi un figuier qui a donné sa plus belle récolte après quelques années : quatre fruits.

    On dit souvent que les livres sur les jardins offrent de magnifiques photos, mais malheureusement les textes sont inintéressants. Didier Decoin nous offre un livre sans les photos, mais le texte magnifique est une invitation pour l'imagination.

    Christine Pinchart

    Faire un commentaire

    • Merci de respecter la charte des commentaires,
      sans quoi, nous nous réservons le droit de supprimer votre réaction.
    • Les commentaires sont fermés après quatre jours.
    1000 caractères max
    Veuillez remplir le champ "Code de sécurité" en respectant les majuscules, minuscules ou les espaces.
  • Didier Decoin publie "Je vois des jardins partout"
    « previous

    Didier Decoin publie "Je vois des jardins partout"

    next
    • Didier Decoin publie "Je vois des jardins partout"

      Didier Decoin publie "Je vois des jardins partout"

    • Je vois des jardins partout

      Je vois des jardins partout