Les nouvelles toiles de Stéphan Balleux nous entrainent dans un no man’s land, aux confins du réel et du virtuel
Comment percer le mystère pictural ? Stephan Balleux (Bruxelles, 1974) ne prétend pas répondre à la question. Mais, à défaut de résoudre l’énigme, l’artiste nous entraîne une fois encore dans une réflexion sur l’identité et la place de la peinture. À travers ses toiles – qu’il serait grossier de qualifier de figuratives tant le peintre excelle dans le brouillage visuel- Balleux nourrit sa pratique au départ de photographies ou d’images virtuelles.
Pour sa dernière exposition intitulée « Chapter 12. Sui Generis », l’artiste nous transporte au Congo belge. Pour l’occasion une entrée factice ouvre la galerie Think21 où il expose.
Le visiteur se retrouve alors dans un sas aux allures de cabinet de curiosité, dans lequel s’affichent des aquarelles de petit format en noir et blanc, évoquant une certaine idéologie coloniale. Passé le sas, le peintre les délaisse pour renforcer son propos à travers la représentation d’intérieurs déshumanisés et habités d’un spectre pictural dans lequel se noie l’œil qui ose s’y aventurer. Les nouvelles toiles de Stephan Balleux nous entraînent une fois de plus dans un no man’s land aux confins du réel et du virtuel et explorent les possibilités infinies de la peinture aux portes de l’imaginaire. Sublime!
Virginie Cordier – journaliste culturelle – chroniqueuse à « Culture Club » sur La Première.
Stephan Balleux, « Chapter 12. Sui Generis », jusqu’au 5 mai. Think21 Contemporary Gallery. Rue du Mail, 21. 1050 Bruxelles
Plus d’informations sur l’oeuvre de l’artiste : www.stephan-balleux.com




































