Caroline Vié donne vie à son premier roman " Brioche ", chez JC.Lattès
RENCONTRES LITTERAIRES | mercredi 19 septembre 2012 à 12h40
Un livre entre fiction et réalité du métier : " Il y a du vécu et de la fiction. Le vécu c’est tout ce qui est professionnel. Je me suis amusée à décrire mon activité de journaliste de cinéma, avec les rencontres que j’ai pu faire avec des stars. Le reste c’est privé." Humour et cynisme, dans des rencontres où vous n’arrivez jamais en conquérante ?
Tout le monde ressent un peu les mêmes frustrations, avec des interviews de plus en plus courtes, de gens pas toujours disposés. Mais j’ai quand même essayé avant tout de m’amuser et d’amuser mon lecteur. Ce que j’espère avoir réussi.
Chaque rencontre ressemble à un petit sketch ?
J’ai choisi les rencontres qui me semblaient les plus parlantes pour décrire ce qu’est mon métier. J’ai rencontré toutes les personnes dont je parle mais aucune des rencontres de s’est réellement passée comme cela.
Ce sont quand même des personnalités qui transparaissent dans l’écriture ?
Absolument, quand je dis que Will Smith est exubérant, c’est la réalité. Hugh Grant peut être réellement pénible, il pense qu’il est extrêmement séduisant, et après on a le droit d’être d’accord ou pas.
L’attachée de presse dans le milieu du cinéma est aussi une star ?
C‘est la personne par laquelle tout passe, donc on est bien obligé de faire avec. Alors il y a des gens très bien dans le lot, mais je me suis évidemment plus amusée avec les autres, et avec ceux qui pensent que le talent des stars déteignent sur eux.
Vous avez une tendresse particulière pour Yolande Moreau ?
C’est une femme que j’aime beaucoup, elle est formidable, et j’espère qu’elle tombera dessus. Je ne voulais pas gémir, je fais un métier qui n’a rien de triste, et puis c’est aussi une belle histoire d’amour j’espère.
Une histoire d’amour qu’on va laisser découvrir aux lecteurs, pour évoquer l’aspect réaliste. Il faut gagner sa vie et manger ?
On mange tous et j’estime que je suis chanceuse, même s’il y a des moments difficiles. Et puis la multiplicité des supports a fait qu’on a de moins en moins de temps pour parler avec les gens. Les gens sont pressés, on fait de plus en plus d’interviews en groupe, assez courtes et cela devient difficile d ’avoir de vrais contacts. J’aime bien cette anecdote de Jack Nicolson et Léonardo Di Capprio. Léonardo dit à Jack, tu n’en as pas marre de raconter toujours la même chose ? Et Jack lui répond mais pourquoi racontes-tu toujours pas la même chose ! Il y en a qui ont envie d’innover et d’autres qui s’en fichent. Mais cela arrive qu’on se retrouve tous avec la même chose.
Ce livre est une étape dans votre vie ? Il a permis de concrétiser quelque chose dans l’écriture ?
Absolument, j’avais besoin de savoir si j’étais capable de me sortir de l’écriture journalistique. Et grâce à la confiance de Caroline Laurent de chez Lattès, j’y suis arrivée et sans me prendre au sérieux je suis quand même un peu fière de moi.
Comment voyez-vous la suite ?
Je suis dans l’écriture d’un deuxième roman et j’ai envie de partir sur un terrain méconnu. Je vais parler de la maladie d’Alzheimer, sans m’offrir la couverture de mon milieu professionnel. Je vais essayer de faire quelque chose de drôle avec un sujet qui ne l’est pas.
Un premier roman drôle, écrit dans un tourbillon, mais qui demande de prendre le temps.
Christine Pinchart
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Caroline Vié
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Brioche, de Caroline Vié chez JC Lattès
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