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"Divina", le nouveau roman de Frédérique Hébrard, chez Plon

RENCONTRES LITTERAIRES | jeudi 24 mai 2012 à 13h55

  • L’auteur du "Château des Oliviers", d’"Un mari c’est un mari", de "La chambre de Goethe" a aussi obtenu le Grand Prix du roman de l’Académie Française, en 1987, pour "Le Harem". Mais son plus grand succès est sans doute le fruit de sa collaboration avec Louis Velle, son compagnon depuis 62 ans, pour "La Demoiselle d’Avignon". La saga diffusée en télé en 1972, reste dans le cœur de trois générations.

    Chrisitine Pinchart a rencontré Frédérique Hébrard :

    Ce salon du livre à Fondeveau-sur-Burette, c’est du vécu, dans un petit coin de France qui n’existe pas ?

    Frédérique Hébrard : Tout est à la fois  vrai et inventé. Il s’agit d’une petite ville française, à la fois du nord et du midi, à quarante kilomètres au sud de la Loire. Un salon du livre où vont se croiser des auteurs très différents comme Bijou, une rappeuse excentrique, et William Jefferson Byrd, un grand auteur américain couronné de succès. Il y a aussi un repris de justice et le commissaire qui l’a arrêté, un top model et un membre du collège de France. Et tout ce petit monde va se côtoyer durant trois jours.

    Tous attendent ce best-seller américain qui s’est perdu en route et qui doit présider l’événement ?

    Pour diverses raisons et notamment le refus de certains privilèges, William s’est égaré. Mais aussi parce qu’il avait une mission. Il voulait retrouver une famille qui avait accueilli son grand-père durant la guerre. C’est la raison pour laquelle il accepte de se rendre dans ce village perdu, alors que l’on sait que des salons du livre fleurissent partout en France. Pourquoi celui-là ?

    Mais il n’a pas oublié la petite fille blonde de la ferme, qui avait dit à son grand-père " Come back soon Mr Liberté ". Et un jour à New York son agent lui a parlé de ce salon qu’il se préparait à refuser, et il a insisté pour s’y rendre.

    Vous avez vécu votre enfance au milieu des livres et des écrivains, avec votre père l’écrivain André Chamson ?

    Malraux, Maurois, Nizan, Gide, toute la littérature de gauche déferlait au Château. C’est vrai que c’était le quotidien, si bien que j’étais persuadée que toutes les grandes personnes devenaient des écrivains. Je ne me rendais pas compte du reste du monde. Mais la personne qui m’a le plus impressionnée c’était sans doute André Malraux. Il était très gentil avec les enfants, très beau et très respectueux.

    Divina, un voyage au cœur du romanesque et du mystère, qui sait si bien se nourrir dans un salon de la littérature.

    Christine Pinchart

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