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Les Nuits : Isbells et Dan San sous la grisaille!

LA VIE MUSICALE | mercredi 16 mai 2012 à 11h15

  • Mardi soir, Isbells et Dan San ont proposé une chouette touche « folk à la belge » dans le Chapiteau du Botanique. Mais le public, sans doute refroidi par les conditions climatiques automnales ne s'est pas montré très enthousiaste....

    En regardant par la fenêtre, mardi en début de soirée, on avait plutôt envie de rester bien au chaud à la maison ! La grisaille et les températures dignes d'un mois de novembre n'incitaient pas vraiment aux joies musicales d'un festival pas franchement printanier. Mais suite au jour de repos de la veille, on est pourtant prêt à reprendre quelques décibels.

    Après avoir fait « appel à l'équipe » pour accéder au chapiteau (les accès pour les personnes handicapées sont toujours compliquées pendant Les Nuits) les belles harmonies de Dan San nous attirent vite à l'intérieur.

    Sous la tente à moitié remplie (voyons les choses du bon côté !), nos amis liégeois commencent un set qui revisitera quelques très beaux morceaux de Domino, leur deuxième album dont on va a déjà dit beaucoup de bien lors de sa sortie. Ils aiment la scène et ça se voit. Les jeux de voix sont splendides et le violon de Damien donne cette petite touche qui nous fait adorer le folk. Le temps de rejouer Pillow, leur premier succès d'estime, et la partie se termine déjà sur un vrai goût de trop peu, même si les conditions d'écoute ne sont pas terribles.



    Isbells, figés par le froid ?

    En vingt minutes de pause, le chapiteau se vide presque entièrement. Il se remplira à nouveau tout au long de la prestation des flamands de Isbells dont les mélodies et les atmosphères nous plaisent énormément. Peu connu de ce coté-ci de la frontière linguistique, le groupe emmené par Gaétan Vandewoude a pourtant déjà obtenu un disque d'or avec son premier album et nous arrive pour présenter le second, Stoalin' précédé d' une flatteuse réputation. A la fin de leur prestation, le public est d'ailleurs présent en masse.

    Les compositions  sont franchement magnifiques et les codes folks clairement assumés comme sur le planant Illusion par exemple. Du fond du chapiteau, on ne voit pas grand chose mais on devine de temps à autre, un instrument à vent (clarinette?) en plus d'une trompette qui colore agréablement l'ensemble. Quelques morceaux comme Heart attacks sont du plus bel effet. Tout comme le splendide final sur Erase and Detach.

    Par contre, pour l'ambiance, on repassera ! Quelle mollesse ! Le plaisir d'écouter de belles chansons l'emportera, mais quel ennui d'un bout à l'autre sauf peut-être lorsque les 5 comparses ressortent l'imparable Reunite, génial single sorti de leur premier disque.



    Aucun contact avec le public à part bonjour, merci et au revoir. Et surtout un public qui, vu du fond de la salle paraît complètement amorphe, préférant souvent bavarder ou faire des aller – retours incessant vers le bar. Une partie attend sans doute ardemment l'arrivée de Fanfarlo, tête d'affiche de la soirée que nous n'aurons malheureusement pas l'occasion d'écouter.

    Isbells comme Dan San sont donc deux très chouettes groupes de chez nous mais que l'on préférera aller applaudir dans des endroits plus intimistes, sans doute plus propices aussi à un vrai échange avec le public !

    François Colinet

    Lire notre entretien avec Dan San

    Isbells sera en concert à Werchter le dimanche 1er juillet


    - rtbf

    En regardant par la fenêtre, mardi en début de soirée, on avait plutôt envie de rester bien au chaud à la maison ! La grisaille et les températures dignes d'un mois de novembre n'incitaient pas vraiment aux joies musicales d'un festival pas franchement printanier. Mais suite au jour de repos de la veille, on est pourtant prêt à reprendre quelques décibels.

    Après avoir fait « appel à l'équipe » pour accéder au chapiteau (les accès pour les personnes handicapées sont toujours compliquées pendant Les Nuits) les belles harmonies de Dan San nous attirent vite à l'intérieur.

    Sous la tente à moitié remplie (voyons les choses du bon côté !), nos amis liégeois commencent un set qui revisitera quelques très beaux morceaux de Domino, leur deuxième album dont on va a déjà dit beaucoup de bien lors de sa sortie. Ils aiment la scène et ça se voit. Les jeux de voix sont splendides et le violon de Damien donne cette petite touche qui nous fait adorer le folk. Le temps de rejouer Pillow, leur premier succès d'estime, et la partie se termine déjà sur un vrai goût de trop peu, même si les conditions d'écoute ne sont pas terribles.



    Isbells, figés par le froid ?

    En vingt minutes de pause, le chapiteau se vide presque entièrement. Il se remplira à nouveau tout au long de la prestation des flamands de Isbells dont les mélodies et les atmosphères nous plaisent énormément. Peu connu de ce coté-ci de la frontière linguistique, le groupe emmené par Gaétan Vandewoude a pourtant déjà obtenu un disque d'or avec son premier album et nous arrive pour présenter le second, Stoalin' précédé d' une flatteuse réputation. A la fin de leur prestation, le public est d'ailleurs présent en masse.

    Les compositions  sont franchement magnifiques et les codes folks clairement assumés comme sur le planant Illusion par exemple. Du fond du chapiteau, on ne voit pas grand chose mais on devine de temps à autre, un instrument à vent (clarinette?) en plus d'une trompette qui colore agréablement l'ensemble. Quelques morceaux comme Heart attacks sont du plus bel effet. Tout comme le splendide final sur Erase and Detach.

    Par contre, pour l'ambiance, on repassera ! Quelle mollesse ! Le plaisir d'écouter de belles chansons l'emportera, mais quel ennui d'un bout à l'autre sauf peut-être lorsque les 5 comparses ressortent l'imparable Reunite, génial single sorti de leur premier disque.



    Aucun contact avec le public à part bonjour, merci et au revoir. Et surtout un public qui, vu du fond de la salle paraît complètement amorphe, préférant souvent bavarder ou faire des aller – retours incessant vers le bar. Une partie attend sans doute ardemment l'arrivée de Fanfarlo, tête d'affiche de la soirée que nous n'aurons malheureusement pas l'occasion d'écouter.

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