En refermant le deuxième volume de ce diptyque, on se demande quelle est l’histoire qu’on a lue, qu’on a regardée. Celle d’un homme perdant ses racines, celle d’une femme cherchant à les retrouver, celle d’un tueur en série, celle d’un certain fantastique, celle du destin dans ce qu’il peut avoir de plus inattendu et de plus prévisible ?
Il y a, dans " Maudit mardi ", un peu de tout ça.
L’histoire commence avec un homme, assis sur une plage, et regardant passer les bateaux. Ses jambes s’enfouissent dans la sable, jambes qui sont faites de bois, et les racines en sont profondes. Face à ces premiers dessins, on a l’impression de se retrouver dans un univers surréaliste à la Magritte. Et il est vrai que commence alors une espèce de long poème surréaliste… Une mouette dit à cet homme qu’il mourra un mardi… Ce qui signifie que tous les autres jours de la semaine sont sans aucun danger pour lui. Et cet homme, ce solitaire, va se couper de ses racines, au sens premier de l’expression, aller dans la grande ville où l’attend peut-être celle qui fut et reste son amour…




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