Et c’est donc tout naturellement qu’il est entré, par la grande porte, dans l’univers de la bd, en reprenant les personnages de Tif et Tondu. C’est avec cette série qu’il va découvrir le plaisir, le bonheur même sans doute, de partager l’aventure du dessin avec des scénaristes capables de lui offrir des canevas dans lesquels exprimer son talent, et en même temps de laisser bien des portes ouvertes à ses imaginaires de plus en plus originaux. Pour Tif et Tondu, ce furent Tillieux, Rosy, Desberg…
Pour d’autres travaux parallèles, c’est avec Goscinny ou Charlier qu’il noue des liens artistiques, avec Vicq aussi, avec Peyo, avec Franquin.
Et puis, il y a, dans les années 70, la série magique, à tous les points de vue, de ses " Isabelle ". magique par les scénarios, signés par Delporte, Macherot, ou encore Franquin, des véritables monuments de la bande dessinée.
C’est avec ce personnage, sans doute, que Will réussit le mieux à allier sa folie graphique, sa nécessité absolue de s’ouvrir au public de l’enfance tout en conjuguant un humour parfois très adulte.
Le monde adulte, c’est avec " Le jardin des désirs ", " La vingt-septième lettre " et " L’appel de l’enfer " qu’il va l’aborder, avec, encore une fois, une réussite absolue. Un érotisme discret, un plaisir évident à dessiner les courbes de la féminité, à mêler au graphisme pur un éblouissement de couleurs et de lumière : voilà peut-être la caractéristique de ces albums.
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