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Joyeuse la couleur de la nouvelle saison du Théâtre de Namur

SCENES | mardi 26 juin 2012 à 15h16

  • « Le Cirque Eloize, James Thiérrée, Mama Medea, ou Semianyki. Une gaieté centrée sur le sens, l’intelligence et l’émotion, et pas seulement un divertissement facile » pour Patrick Colpé le directeur.

    Christine Pinchart a rencontré Patrick Colpé, le directeur du centre culturel régional de Namur : Vous avez réfléchi à la manière dont le spectateur traverse une saison ?

    Patrick Colpé : Oui, et il y a longtemps que je n’avais pas eu cette réflexion. Pouvoir se retrouver tous les mois devant un grand événement international. Même s’il n’est pas identifié comme tel, moi je sais que c’est un grand spectacle et que le public va avoir beaucoup de plaisir. Ensuite une création, et enfin quelque chose d’un peu plus décalé. C’est un rythme et c’est la première fois que je m’y attache à ce point. Alors pourquoi ? Et bien pour la simple et bonne raison que je sens très fort aujourd’hui, ces notions-là qui se mélangent, entre avoir une démarche culturelle et ne pas pousser la notion de divertissement trop loin.

    James Thiérée, avec sa nouvelle création

    James Thiérée, avec sa nouvelle création -

    Un rythme qui est initié par les habitués de la programmation comme James Thiérrée ou le Cirque Eloise ?

    Non ça, ce sont des amitiés qui font des fidélités. En France il y a huit grands théâtres qui pleurent depuis 5 ans pour James Thiérrée et qui n’y arrivent pas. Namur est vraiment privilégié. Mais il y a d’autres fidélités qui se créent et il y a les nouveaux arrivants.

    Il y a à Namur à la fois, un public audacieux, parfois plus âgé, et un public plus jeune qui osent des spectacles qu’on n’identifie pas toujours sur le papier, mais qui suscitent la curiosité. Vous êtes d’accord avec cela ?

    C’est très complexe ce que vous dites, parce qu’il y a d’abord un préalable qu’il faut garder en mémoire. En tant que directeur de théâtre, on croit connaître notre public, mais on se trompe toujours sur qui va aimer quoi. Le public est toujours surprenant et il y a, des publics. Pour la danse à Namur il y a 1 800 spectateurs fidèles, c’est beaucoup. Et ils sont près pour un grand ballet comme pour du très contemporain. Et par moment c’est un grand classique de la programmation, qui n’aura pas l’adhésion directement. Donc c’est très compliqué de répondre à cela, néanmoins on essaie de permettre à de jeunes urbains, entre 20 et 30 ans, de continuer à suivre le chemin du théâtre. C’est une de nos préoccupations et on a créé le Pass Royal pour cela ; pour les garder, et avoir une continuité, même si on sait qu’ils reviendront plus tard. Le Pass Royal permet à des jeunes de venir sans réserver et au prix du cinéma. Et ces jeunes aussi sont surprenants dans leurs choix ; il n’y a pas de théorie là-dessus.

    Un dernier mot sur la programmation jeune public

    Patrick Colpé et la programmation jeune public du Théâtre de Namur

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