Comme chaque année, on est triste de voir arriver le dernier jour. Et comme chaque année, on est impressionné de n’avoir vraiment pas vu le temps passer. Résultat de cinq jours de travail mais surtout de belles rencontres (ou retrouvailles) et de chouettes délectations musicales.
Francos 2012: et le dernier jour, Loizeau rare !
LA VIE MUSICALE | lundi 23 juillet 2012 à 13h38
Emily Loizeau, Oldelaf, Roscoe et Great Mountain Fire pour un beau festin final dans le Village. Un beau bilan, même si..
Les traditions du dimanche sont respectées avec la conférence de presse de clôture. Les organisateurs se montrent globalement satisfaits même si l’affluence a un peu chuté. 160. 000 personnes seraient venues à Spa en cinq jours. C’est quand même 20.000 de moins que l’an dernier. (Mais 2011 était une année record!)
Ironie du sort, on arrive juste au moment où Charles Gardier, organisateur, évoque la difficulté rencontrée au niveau des parkings pour les personnes handicapées! L’affluence de personnes en chaise était en effet particulièrement haute cette année et on s’en félicite! Parmi les autres points soulevés, les organisateurs n’éviteront pas l’irritation de nos amis québécois concernant la présence importante de l’anglais dans cette affiche 2012.
C’est aussi le moment de remettre les prix du concours Franc Off qui récompense les jeunes talents de notre communauté. Quelques minutes plus tard, on est sous le soleil pour applaudir Nicolas Donnay, premier prix très convaincant de cette édition. Entre rock et influences funky, ça bouge bien…
Sous le dôme, trois fois plutôt qu’une !
L’affiche de ce dimanche était particulièrement alléchante et malheureusement, on n’a pas pu tout voir, évidemment. Tout juste quelques notes du la sublime Claire Denamur au loin, parce qu’elle était programmée en même temps que Great Mountain Fire que l’on ne pouvait rater.
Tout ça pour ne rien voir, tellement il y avait du monde pour acclamer ces bruxellois culottés et talentueux. Une formule acoustique pour présenter leur premier album, avec une tonne d’instruments différents. Ils se sont fait plaisir, c’est sûr, et nous, on a plané en les imaginant sur scène. La prochaine fois, on appréciera d’autant mieux le côté visuel…
À quelques mètres de là, on a ensuite assisté sur écran à la prestation des liégeois de Roscoe. C’était intense, pesant parfois, mais jamais lourd. Quelque part entre Midlake et Radiohead, le premier album Cracks est une merveille mais ne convient pas vraiment à la chaleur du parc. Le public n’accroche que trop peu. Ils ne savent pas ce qu’ils ratent!
L’heure de la récréation sonne ensuite avec Oldelaf et son spectacle inclassable fait de grosses blagues chantées et de running gag où chaque musicien joue la comédie. C’est simple, sans prétention et forcément très inégal mais ça fonctionne à fond! Tout le monde est debout pour acclamer ces âneries jouissives, de La tristitude à Nathalie (mon amour des JMJ) on s’éclate comme des gamins. Et tout se termine dans un alléluia géant. A revoir cet automne au 140...
Emily, pleine de grâce!
Pour clôturer cette 19e édition, on a eu droit à un authentique cadeau. Deux mois avant sa sortie, Emily Loizeau est venue nous présenter en grande primeur le cœur de son nouvel album. Septante-cinq minutes de nouveautés donc, avec le trac comme seul artifice. Du coup, Emily parle entre chaque chanson, raconte la genèse de chacun de ses nouveaux titres qu’elle nous présente à l’état brut. Les fioritures et la scénographie, ce sera pour plus tard. (Le 9 novembre au 140, par exemple)
Ce que l’on a entendu là était d’une qualité exceptionnelle et augure d’un très grand album à venir. Le charme de miss Loizeau reste à nul autre pareil, balancé entre France et Angleterre, avec une délicatesse infinie. L’album sortira le 11 septembre, plus que 49 nuits à attendre.
Ce moment de grâce a refermé nos 5 jours de festival. En quittant le dôme, on tombe sur Catherine Ringer qui entonne un " C’est comme ça " de tous les dieux. Franchement, comment mieux terminer?
Outre les bons moments du jour, on retiendra l’énergie homérique de Skip The Use ou de Carmen Maria Vega, le flegme de Charlie Winston, le dance floor version Christophe Willem et la mine réjouie et prometteuse d’Aurélie Cabrel.
On serait bien resté mais comme dirait Jean-Louis Aubert qui clôturait la scène Rapsat ce dimanche "Voilà, c’est fini!…".
François Colinet
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