Eva Lambert
Mon parcours : Enfant, je rêvais de devenir un grand reporter qui partait au bout du monde en tenue de guerrier. Je ne voulais surtout pas être coincée dans un bureau 8h par jour, à ne profiter de la lumière du jour qu’à travers une vitre souvent sale, entourée de collègues pour qui le brossage de dents n’est pas toujours obligatoire. Des collègues qui viennent vous murmurer à l’oreille leurs soucis avec bobonne, le patron, les enfants,… Non, moi je voulais les grands espaces, l’aventure !
Je me suis donc lancée dans des études en journalisme qui m’ont menée, en dernière année, dans un studio de radio. Il faut l’avouer, à cette époque, c’était vraiment le dernier endroit où je me voyais faire une carrière. Mon professeur de radio voyait les choses complètement différemment. Et on ne le répétera jamais assez, les profs ont toujours raison. Depuis la fin de mes études en 2007, je n’ai fait que de la radio, à quelques rares exceptions près. Comme journaliste d’abord, de 2007 à 2009 et puis comme animatrice. Et qu’en est-il de mon envie de grands espaces et d’aventures ? Et bien je les vis chaque jour, dans ma tête, en voyageant dans la programmation de Classic 21.
Mes albums indispensables:
Zest of Zazie le matin (pour beugler dans ma salle de bain et dans ma voiture et être en parfaite possession de ma voix quand j’arrive à la radio)
Archive best of fait maison (pour rentrer à la maison et plonger dans l’univers paranormal que je partage avec mon fils)
Dan Miller – I like people (à l’heure du bain si aucune sortie n’est programmée, pour se laisser immerger par une fragilité réconfortante, partir loin, loin, loin)
Si j’avais dû faire un autre métier : vétérinaire, ou Brigitte Bardot, pour sauver tous les animaux malheureux de la planète. Tous ceux dont nos « friends » publient des photos sur facebook en espérant que ça fasse bouger les choses. En plus j’aurais des supers pouvoirs magiques pour les sauver en moins de 3 secondes, sans opération sanglantes et douloureuses (parce que je m’évanouis devant du sang)
L’année lors de laquelle j’aurais aimé avoir 20 ans : 2012 ! En fait j’aurai aimé avoir la maturité que j’ai aujourd’hui quand j’avais 20 ans. Il semblerait que j’ai grandi à l’envers et que je sois plus insouciante et libre dans ma tête que je ne l’étais il y a quelques années. A 20, j’étais coincée dans tout un tas de préjugés et de normes dont je suis aujourd’hui libérée. Du coup, si j’avais 20 ans aujourd’hui, je ferais tous les festivals d’été, je partirais à l’aventure au bout du monde, je ferais la fête pendant 3 jours. Mais voilà, aujourd’hui, forte de mon insouciance et de ma liberté, j’essaie juste de faire croire à mon fils que les Bisounours existent pour de vrais !
La petite chose que les auditeurs ne savent sans doute pas sur moi : je suis ichthyophobe
