Paul Simon a donné une prestation mémorable à Forest National hier. Dans une salle archi-comble, il a revisité ses plus grands classiques -que ce soient ceux de sa carrière solo ou de celle de Simon & Garfunkel - mais, le clou du spectacle était indubitablement la partie consacrée à l’album Graceland sorti il y a 25 ans.
After Party : Paul Simon
Retour sur un moment d’exception… C’est avec " Kodachrome " que Paul Simon entame son concert. Si l’on retrouve déjà deux musiciens qui font partie de l’équipe de l’album " Graceland " dans cette première partie, celle-ci se consacre uniquement aux meilleurs titres solos du musicien.
L’ambiance s’installe légèrement, le temps que le public prenne conscience de la légende qui se trouve devant lui. Le public se déride avec le quatrième titre - " Fifty Ways To Leave Your Lover " - et son introduction de batterie imparable. Le public bat la mesure et commence à se remuer, il ne s’arrêtera plus à partir de ce moment-là. Emporté par l’enthousiasme du public, Simon se permet même quelques petits pas de danse. Avec son chapeau et sa tenue de scène, Paul Simon nous évoque quelques crooners new-yorkais d’une autre époque.
Un peu plus tard, il rend un très chouette hommage au King, Elvis Presley, en reprenant le classique " Mystery Train ". " Me and Julio Down by the the Schoolyard " enflamme le public, le ton monte encore d’un cran. Après le très tendre " Slip Slidin’ Away ", “The Obvious Child” et ses rythmes sud-américain endiablés, relance la foule, tout le monde danse, se trémousse.
Peu de temps après, Paul Simon introduit sur scène Ladysmith Black Mambazo, groupe vocal sud-africain, que le monde avait découvert grâce à l’album " Graceland ". Ladysmith Black Mambazo est reçu sous un tonnerre d’applaudissements et nous offre une prestation touchante, la maitrise de ces chanteurs est impressionnante. Leurs gestes, dans le rythme, nous emmènent à la découverte d’une culture passionnante que l’on ne connait que trop peu chez nous.
Cette " seconde partie " du concert, consacrée à " Graceland ", est véritablement magique. " Boy in the Bubble ", " Diamonds on the Soles of Her Shoes ", " I Know What I Know " résonnent dans la salle avec un groove unique porté par le son de basse admirable de Bakithi Kumalo, qui avait donné cette véritable ‘marque de fabrique’ à l’album " Graceland ".
Paul Simon laisse beaucoup de places à ses invités, Ladysmith Black Mambazo mais aussi à Hugh Masekela ou à la chanteuse Thandiswa Mazwai. Masekela, grande figure de la musique et sud-africaine, nous offre une prestation particulièrement poignante durant laquelle il évoque la souffrance de son peuple sous le régime de l’apartheid ainsi que le courage de Nelson Mandela.
Après un You Can Call Me Al, plus qu’efficace, Simon nous revient seul pour un premier rappel. Grand moment, " The Sound of Silence ", dans une version plus intime que jamais, nous ramène dans les 60’s. S’ensuit " The Boxer ", joué en groupe, le public chante en chœur les " Lie la lie…. ". L’émotion est au rendez-vous…
A la fin de " Late in the Evening ", une de ses perles en solo, Paul Simon et son band saluent le public mais celui-ci en redemande. C’est " Still Crazy After All These Years " qui referme définitivement le concert après un salut des tous les musiciens entourant un Paul Simon visiblement satisfait par cette incroyable prestation.
Les membres du public, quant à eux, arboraient un sourire presque béat à la sortie du concert et après ce voyage au pays de la grâce…

Commentaires
Faire un commentaire