Cette reconnaissance, Pink Floyd sent qu'elle ne pourra venir que d'une œuvre assez ambitieuse et novatrice pour marquer les esprits. C'est ainsi que, dans la foulée des séances de Zabriskie Point, le groupe s'attèle à l'écriture d'une longue composition épique qu'il va présenter le 18 janvier 1970 lors d'un concert au Fairfield Hall de Croydon (banlieue de Londres) sous le titre de «The Amazing Pudding». Quelques jours plus tard, Pink Floyd se produit pour deux soirs au Théâtre des Champs-Elysées à Paris, concerts qui entérineront rhistoire d'amour durable entre le groupe et la France (concrétisée l'été suivant par des apparitions dans divers festivals), et dont le premier sera diffusé à la radio et fera logiquement l'objet d'une large diffusion pirate. Au programme, outre la nouvelle pièce de résistance, un morceau intitulé provisoirement «The Violent Sequence», première mouture de ce qui deviendra trois ans plus tard «Us And Them».
Cet «Amazing Pudding», c'est évidemment «Atom Heart Mother», ce dernier intitulé (inspiré par une coupure de presse) étant suggéré au cours des séances d'enregistrement par Ron Geesin, compositeur contemporain (par ailleurs ami de Mason et collaborateur de Waters sur l'obscur Music From The Body) appelé à la rescousse pour assurer les arrangement de cuivres et de chœurs de l'œuvre. Interrompues par une nouvelle tournée américaine (avril-mai 1970), lesdites séances s'étendront sur près de six mois, l'album étant finalement publié le 10 octobre, nanti de sa fameuse pochette 'à la vache'... Ce sera pour Pink Floyd l'album de la consécration et du 'crossover'; le disque qui le verra débarquer dans tous les foyers et lui faire conquérir toutes les tranches d'âge. Ce sera d'ailleurs le premier numéro un du groupe en Angleterre (contre seulement n°55 aux Etats-Unis), où il écoulera tout de même pas loin de 700.000 galettes, et son premier disque d'or en France.





















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